Les Saints et Saint-Sulpice

 
Fondatrice de la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame

La date du 12 janvier marque la mémoire de Sainte Marguerite Bourgeoys, particulièrement pour les confrères sulpiciens de la province du Canada.

Sainte Marguerite est née à Troyes (France) le 17 avril 1620. Devenue adulte, elle exprime le souhait de consacrer sa vie au service du Seigneur et choisit de partir pour la Nouvelle France (Canada) afin d’enseigner aux enfants de Ville-Marie (Montréal). En peu de temps, une petite communauté de femmes se réunit sous sa direction, et en 1669, Mgr François de Montmorency-Laval, premier évêque de Québec, reconnaît les premières règles de la communauté. Les statuts définitifs sont approuvés en 1698. Durant tout ce temps, sœur Marguerite dut affronter des oppositions et des incompréhensions nombreuses. Elle choisit volontairement de se retirer et de mener une vie cachée et humble. Elle meurt le 12 janvier 1700.

Agnès de Jésus

Née le 17 novembre 1602 au Puy-en-Velay, Mère Agnès était attirée par la vie spirituelle à un âge précoce. Elle entrait dans le nouveau monastère dominicain qui venait d’être fondé à Langeac à l’âge de 21 ans et fut élue prieure à peine quatre ans plus tard. Pour les Sulpiciens, Mère Agnès et les sœurs dominicaines de Langeac ont toujours été une ressource et un réconfort spirituels importants. Mère Agnès a joué un rôle important en encourageant la profondeur spirituelle et l’esprit apostolique de M. Jean-Jacques OLIER, le futur prêtre fondateur des Sulpiciens en 1641.

L’histoire raconte que Mère Agnès eut une vision de la Vierge Marie en 1631 l’avisant de « prier pour l’abbé de Pébrac ». A cette époque-là, M. OLIER ne connaissait ni Pébrac, ni Mère Agnès bien qu’il eût reçu l’abbaye de Pébrac comme l’un des bénéfices de sa charge comme jeune prêtre. En 1633, il se décida à aller prêcher une mission en Auvergne et à aller faire connaissance tout particulièrement de son abbaye. Pendant une retraite préparatoire à cette mission, M. OLIER eut la vision d’une religieuse, inconnue de lui jusque bien plus tard, qui priait pour l’abbé de Pébrac. Il allait bientôt découvrir que c’était Mère Agnès.

Saint Louis-Marie Grignion de Montfort

Le 28 avril est un moment de choix dans l’ordo de Saint Sulpice. C’est la fête du grand prédicateur S. Louis Grignion de Montfort, qui fréquenta le tout nouveau « Petit Séminaire de Saint Sulpice » de Paris.

Louis Grignion de Montfort fut influence par la spiritualité du fondateur de Saint Sulpice : Jean-Jacques Olier, duquel il hérita son amour de la croix et sa dévotion de la Vierge Marie. Il devint rapidement un prédicateur zélé et présida à de nombreuses missions, en particulier auprès des plus pauvres, tout spécialement dans l’Ouest de la France, en sa Bretagne natale. Il promut particulièrement la dévotion au rosaire et écrit aussi bien des poèmes que des traités de spiritualité sur divers sujets, plutôt centrés sur Marie. Dans un passage, il écrit son désir fondamental de promouvoir la dévotion à Marie afin de mieux connaître son Fils :

« Si donc nous établissons la solide dévotion de la très sainte Vierge, ce n’est que pour établir plus parfaitement celle de Jésus Christ, ce n’est que pour donner un moyen aisé et assuré pour trouver Jésus Christ. » (Extrait du Traité de la Vraie Dévotion à la Très Sainte Vierge).